Je dois te l’avouer, à mes débuts en affaire je regardais un peu de haut les personnes qui vendaient des produits passifs. Je n’y connaissais pas grand-chose et, sincèrement, ce que j’en avais vu me laissait croire que les entrepreneures qui avaient la majorité de leurs revenus grâce aux passifs n’étaient que des paresseux. #shameonme

Catapultée dans le monde du travail autonome, je savais à peine ce qu’étaient les produits passifs. Et il a fallu de nombreux mois d’attente dans l’ignorance avant de rencontrer des entrepreneures qui ont pris le temps de m’en parler de façon plus approfondie.

Heureusement que c’est arrivé, parce que je n’aurais jamais compris la valeur ajoutée de produire du passif. Les fois où je m’étais procuré des ebooks, des formations en ligne ou autres, j’avais été amèrement déçue par la qualité et la quantité du contenu offert. Autant jeter mon argent par la fenêtre!

Je combattais mon désir d’avoir des revenus dans un mode passif et ma crainte de paraître pour quelqu’un qui n’avait pas (ou peu) de contenu à offrir.

Et pourtant, les produits passifs offrent tellement de possibilités s’ils sont bien réfléchis et bien faits! C’est ce que j’ai pu découvrir avec le temps (et un peu d’ouverture d’esprit!).

Choisir un sujet et un angle qui te démarquent

Le problème de la majorité d’entre nous, entrepreneures, c’est de trouver un sujet qui nous démarque. On va se dire la vérité, pratiquement TOUS les sujets inimaginables ont déjà été exploités. Et c’est encore plus plausible si on travaille dans un domaine concurrentiel.

Les réseaux sociaux ont du bon, car on peut voir ce que nos compétiteurs font, mais ça a aussi l’effet de nous décourager de parler d’un sujet par crainte de passer pour une copieuse (on veut tout sauf ça!).

C’est pour cette raison qu’il est important de choisir un sujet qu’on maîtrise parfaitement, encore plus quand on veut établir sa notoriété en créant son premier (ou suivant) produit passif. Non seulement on doit le maîtriser, on doit aussi être reconnue comme une source d’information fiable en lien avec ce sujet particulier.

Si je sors un guide qui parle de Facebook, vous ne serez pas surprises. Si j’en sors un qui parle des coupes de cheveux en vogue au Moyen Âge, il y a de fortes chances que 1) vous n’achetiez pas et 2) vous vous demandiez où je m’en vais avec mes skis.

J’ai mis ça très gros, mais vous comprenez le principe?

En prenant un sujet pour lequel tu es reconnue auprès de tes collègues et de ta clientèle cible tu t’assures de conserver ta crédibilité.

En choisissant un angle différent que tout ce que tu vois sur les réseaux sociaux (entre autres), tu abordes sous un jour nouveau un sujet qui aura pu être souvent exploité, mais jamais avec ta couleur, ta façon d’expliquer et, surtout, ta propre expérience en lien avec ce sujet.

Savoir précisément à qui s’adresse ton produit passif

La deuxième étape très importante avant même de commencer à créer le contenu de ton produit passif, est de déterminer à qui il s’adresse très précisément.

Si tu réponds spontanément : aux femmes entrepreneures, retourne faire tes devoirs. C’est beaucoup trop large.

Que tu fasses un ebook, un guide un peu plus étoffé, une formation en ligne ou un autre type de passif, le degré de connaissance et d’expertise que tu vas partager dépendra du niveau où sont rendus tes prospects. Est-ce que ton contenu s’adresse à des débutants, à des intermédiaires ou à des experts? Note qu’il faudrait que ce soit extrêmement pointu pour qu’un expert de ton domaine achète un passif, à moins que tu ne sois devenue LA référence en la matière!

Certains de mes produits ont été spécifiquement créés pour les débutants, d’autres pour ceux ayant déjà une bonne base, mais qui cherchent à aller plus loin. Oui, ultimement je m’adresse plus spécifiquement à la femme entrepreneure, mais j’ai dû adapter mon ton et la vulgarisation de mes explications, par exemple, pour passer mon message de la façon la plus efficace possible.

Penses-y quand tu feras le plan de ton produit. Réfléchis très spécifiquement à qui tu vas l’offrir. Parce qu’être trop large dans le type de persona auquel on s’adresse fera en sorte que 1) certains achèteront et seront déçus car le contenu ne va pas assez loin et 2) d’autre seront déçus parce qu’ils débutent en la matière et que c’est trop complexe pour eux.

Tu ne dois pas penser qu’au nombre de ventes possible que tu feras avec ton passif. Tu dois penser à aider une clientèle X à régler un problème X. Si tu aides ne serait-ce qu’une personne, ça en aura valu la peine. Si tu fais des ventes en dormant, tant mieux pour toi, mais ne mise pas ta maison là-dessus!

Ajouter une couche de chocolat et de caramel (on top!)

Une fois qu’on a trouvé le sujet, l’angle et qu’on sait précisément à qui on s’adresse, on s’attaque à la création du contenu. C’est là que tu te démarqueras et que tu pourras briller de mille feux!

Si tu veux vendre pour vendre, ta réputation fera rapidement le tour sur le Web. Les murs ont des oreilles, même en ligne!

Quand tu créeras ton contenu, demande-toi si ce que tu es en train de faire a une valeur ajoutée par rapport à ce que tu offres gratuitement. Est-ce que les gens qui te suivent partout et consomment tout ce que tu sors vont apprendre quelque chose? Ou s’ils restent plutôt sur leur faim, un peu déçus d’avoir dépensé pour ce qu’ils savent déjà?

Je suis reconnue pour donner beaucoup de contenu, beaucoup de trucs. Je n’aurais jamais pu créer un guide où je donne des informations comme un robot. Pourtant, une fois mon premier guide pratique terminé, je me suis sentie essoufflée d’avoir lancé tout ce contenu sur papier. Je l’ai fait lire à deux personnes en qui j’avais confiance qui m’ont dit que ça manquait de chocolat et de caramel pour donner vraiment le type de passif pour lequel on ne regrette pas d’avoir sorti des sous de notre poche.

J’ai vécu du découragement sur le coup. Puis j’ai retravaillé encore (et encore!) mon contenu. Je l’ai bonifié, j’y ai ajouté le ton qui fait en sorte qu’on reconnaît que le guide est de moi. Et même si ça a demandé un effort supplémentaire, ça s’est avéré payant.

Les gens ont été intéressés, l’ont acheté, ont apprécié et en ont parlé autour d’eux. Je n’ai payé personne pour en parler, je n’en ai donné aucun. Et c’est précisément ce que je voulais atteindre comme objectif : que la qualité de mon contenu parle pour moi, qu’il me fasse rayonner.

Ça a été un pari réussi dans mon cas, mais qui a généré beaucoup de frustration et de réflexion avant de trouver LA bonne façon de procéder. Je voulais être fière du résultat et que les gens qui se le procure puissent dire qu’ils étaient contents de l’avoir acheté. Entre autres parce que la qualité des informations qui se retrouvaient dans le guide (par exemple), en valait amplement la peine.

Un travail qui en vaut la peine

C’est clairement ce que tu veux rechercher comme effet lorsque tu créeras et mettras en vente ton premier produit passif. Ne va pas trop vite, relis-toi. N’aie pas peur de faire lire ton contenu à certaines personnes de confiance (idéalement elles feront partie de ta clientèle cible) pour avoir leurs commentaires et ajuste-toi.

Les choses vites faites durent rarement, c’est important que tu le saches. On ne décide pas sur un coup de tête de créer un produit passif. C’est comme être entrepreneure. Une partie de toi savait que tu avais tout ce qu’il fallait pour intéresser tes futurs clients à faire affaire avec toi. C’est pareil pour tes passifs.

Sur ce, je te souhaite de trouver LA bonne idée qui saura te faire générer des revenus passifs et te démarquer de tes collègues compétiteurs!